Aujourd’hui, le secteur de la logistique représente, avec 1,8 millions de personnes employées, un élément primordial dans le dynamisme et l’efficacité de l’économie française. Afin de préserver cette source d’emplois, le gouvernement a présenté en mars 2016 sa stratégie “France Logistique 2025”. L’ambition première étant d’accroître la performance logistique nationale.

Cinq ans après le lancement de cette stratégie nationale, revenons sur les 58 objectifs que l’État a formalisés dans un document-cadre pour faire de la « France un pays leader dans ce domaine ». Selon le ministère des transports «ce document doit constituer une base à partir de laquelle une dynamique collective est proposée aux acteurs concernés par les enjeux de la logistique ». 

Parmi ces 58 objectifs, nous évoquerons les actions que l’État souhaite mettre en œuvre en s’intéressant aux leviers principaux du programme : la modernisation de la logistique portuaire, la transition numérique des PME-ETI afin d’intégrer un écosystème logistique performant et interconnecté, et enfin l’importance de l’innovation dans le secteur. 

Les objectifs portuaires 

Dans le document-cadre « FRANCE LOGISTIQUE 2025 » les objectifs portuaires sont nombreux. Le gouvernement inscrit dans un premier temps son ambition de renforcer la performance des portes d’entrée portuaires françaises en fluidifiant le passage des marchandises. Le Ministère veut construire « un système portuaire intégré qui intègre une offre maritime puissante, des infrastructures et services de transport multimodaux efficaces pour renforcer et élargir leur hinterland et une offre de services logistiques complets fondés sur la force commerciale, des savoir-faire importants et des outils opérationnels modernes ».

Le gouvernement souhaite donc valoriser les infrastructures déjà existantes et pour cela, les nouvelles technologies semblent être considérées comme le levier idéal. L’objectif est de traiter les goulets d’étranglement qui empêchent la bonne connexion des ports à leurs hinterlands, l’hinterland étant la zone d’influence économique d’un port. L’objectif est donc d’étendre ces zones le plus possible en améliorant les capacités et l’attractivité des zones portuaires. Le programme propose donc pour le transport routier de développer de nouveaux modes d’utilisation et d’améliorer l’information routière sur les chantiers, les accidents, les embouteillages, la capacité des aires de stationnement pour les poids lourds et les temps de parcours prévisionnels des itinéraires. Il s’agira aussi de mieux intégrer les différents réseaux pour mieux gérer les trafics.

Parmi les objectifs dédiés au transport maritime, on retrouve également l’optimisation des « nœuds logistiques » (terminaux de transport combiné, plateformes multimodales). Pour cela, le Ministère soutient encore une fois le développement de nouvelles technologies, pour connecter efficacement les acteurs du premier et du dernier kilomètre

Ce sont donc des axes de progrès qui sont nécessaires à l’attractivité logistique d’un pays se mesurant essentiellement à sa localisation stratégique, à ses infrastructures et à la qualité de ses interconnexions de transports.  

Les PME et les ETI 

Les PME, constituant une grande partie des sociétés du secteur, sont plus que jamais au cœur des actions. Par ce plan national, l’ensemble des sociétés françaises est appelé à renforcer leur leadership dans le domaine de la gestion des informations. 

Mais un grand constat s’est imposé en 2016 : la grande majorité des PME-ETI n’ont pas accès à des outils et techniques d’organisation et de gestion informatiques performantes. L’ambition du gouvernement est donc de les appeler à se moderniser, et de placer le numérique comme un pilier de modernisation de la logistique nationale. Le document cadre inscrit donc un objectif d’amélioration qui est de placer les données logistiques au cœur de la transition numérique des PME. Afin de progresser sur cet axe, le gouvernement encourage les entreprises à partager leurs données logistiques sur des plateformes collaboratives. Il met en place des aides financières attractives et soutient la conception d’outils innovants. La France veut ainsi inscrire la logistique comme un domaine clé des politiques de développement du numérique dans l’entreprise, dans le cadre du programme “Transition Numérique”. 

Des solutions innovantes  

L’importance du secteur de la logistique pour la France n’est plus à prouver. En effet, le dimensionnement et la performance logistique sont des facteurs clés de l’intégration des régions aux flux mondiaux, et à la croissance. Après la mise en place de ce plan national, on peut penser que d’ici 2025 les acteurs de la logistique française vont connaître un nouvel essor. Mais comme le souligne le gouvernement, le secteur de la logistique et plus particulièrement de la logistique portuaire est en fracture numérique. Il est temps d’arriver à une modernisation du métier et la digitalisation peut-être un élément-clé pour y parvenir. La logistique française doit s’adapter aux mutations numériques si elle veut rester performante.

Ces solutions alternatives innovantes doivent aider à la gestion et l’exploitation des flux, favoriser les interconnexions entre les acteurs et les systèmes présents ou tout simplement améliorer l’efficacité des plateformes logistiques. Les acteurs de la logistique doivent adapter leur méthode de travail et se diriger vers ces nouvelles solutions. 

 La transition numérique des entreprises du secteur est donc indispensable pour améliorer la compétitivité des ports et de ses partenaires de l’hinterland. Ces derniers, qui sont trop souvent laissés pour compte, doivent réussir à s’équiper et collaborer afin de résister à la concurrence internationale. 

Ainsi, l’ambition de faire de la « France un pays leader dans ce domaine » est réalisable seulement si l’ensemble des acteurs se mobilisent pour améliorer la performance des opérations logistiques et de la gestion des chaînes d’approvisionnement. Performance et innovation sont donc les maîtres-mots dans ce document basé sur trois piliers : 

  • Une force attractive et humaine, en soutenant les sociétés du secteur, en particulier les PME, et en mettant l’accent sur la formation du personnel, qui permettra à la logistique française d’attirer les meilleurs talents et de rivaliser avec ses voisins les plus avancés.
  • Une force territorialisée et en réseau, en unissant les acteurs nationaux, en développant l’offre multimodale afin de faire de la logistique un levier de développement du territoire. 
  • Une force durable et innovatrice, en intégrant les problématiques incontournables de la RSE et en soutenant les innovations dans le secteur, afin de bâtir une logistique moderne et connectée.

DMS Logistics fait partie des sociétés qui s’inscrivent pleinement dans ce projet ambitieux du gouvernement. Conscient des réalités du terrain, DMS vient proposer aux PME de la logistique des outils adaptés à leurs problématiques, de prix, d’organisation… et rentre dans une réelle logique de co-construction avec les acteurs du secteur, afin de pouvoir toujours être au plus près de leurs exigences. 

L’ambition de DMS est également de pouvoir les intégrer pleinement dans la transition numérique du secteur, guidée par les grands groupes, qui par nature vont imposer des règles, hétérogènes et donc dures à suivre pour ces PME. Le besoin d’une standardisation des échanges, de l’uniformisation des moyens de communication devient impératif pour réussir à fluidifier tous les échanges entre les acteurs. 

Ainsi, la plateforme DMS, dans laquelle toutes les opérations d’une zone donnée vont être traitées et optimisées, permet à une zone portuaire d’être parfaitement connectée à son hinterland, et donc d’envisager une extension de sa zone d’influence économique. L’efficacité des acteurs logistiques va ainsi permettre de conquérir de nouveaux marchés et de rendre la zone d’influence du port plus attractive aux industries voulant s’implanter.

Ce dernier point illustre bien l’intérêt pour l’État français de mettre l’accent sur le développement de ses performances logistiques, qui pourront dans un premier temps améliorer la compétitivité des entreprises déjà en place, mais pousseront également de nouvelles à venir s’installer et bénéficier de ces bonnes performances.

Pour en savoir plus, consultez le document cadre pour une Stratégie nationale

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